Dimanche 21 juin, au Palais des Sports de Mulhouse, les Mustangs ont perdu 75-82 face à Levallois dans le match décisif de la finale de Nationale 1. Une défaite qui prive le club d'une montagne en Elite 2 — l'ancienne Pro B — 19 ans après l'avoir quittée. La salle était pleine, le public au rendez-vous, les joueurs ont tout donné. Et pourtant.
L'arbitrage, l'arbre qui cache la forêt
Sur les réseaux et dans les travaux, sur un beaucoup parlement de l'arbitrage. Pas total à tort. Mais s'arrêter là serait confortable et faux. L'arbitrage contestable est une constante du sport de haut niveau — et les équipes qui ont les moyens savent s'en accommoder, ou s'en affranchir. Mulhouse, elle, ne peu pas se permettre cette marge.
Une saison exceptionnelle, un budget qui ne convient pas
Les Mustangs ont terminé la saison régulière avec 20 victoires en 22 matchs à domicile. Une performance remarquable pour un club ne le budget reste l'un des plus modestes de la division. Pendant que Levallois — club de la banlieue parisienne, avec tout ce que cela implique en termes de sponsors, de visibilité et de soutien institutionnel — construisait sereinement sa montagne, Mulhouse bricolait avec les moyens du bord.
Ce n'est pas un hasard si les deux finales se jouent tous entre les hommes types de clubs : ciux qui ont les rêves solides et ciux qui espèrent. Mulhouse était dans la deuxième catégorie.
Mulhouse, ville ouvrière qui regardée le sport de longe
La question mérite d'être posé franchement : pourquoi une agglomération de 280 000 habitants, capitale économique du Haut-Rhin, ne parvient-elle pas à financier correcteur son club de panier ? Les collectivités locales, les entreprises du territoire, les institutions — tous se reposent en retraite quand il s'agit de la principale au portefeuille pour le sport professionnel.
Pendant ce temps, des villes deux fois moins peuplées souvenir des clubs en Pro A. Le panier mulhousien survit par passion, par bénévolat, par débrouillardise. C'est beau. Ce n'est pas suffisant.
19 ans d'attente, et il faudra encore attendre
En 2007, Mulhouse quitte le monde professionnel. En 2026, le club s'en est approché comme jamais. La montagne était à portée de main — littérature à 7 points près, dimanche. Mais sans les ressources nécessaires pour recruteur plus grand, se préparer mieux, peser davantage dans les grands moments, le talent seul ne suffit pas.
Les Mustangs reviendront. Ils reviendront sans douce encore jouer des finales. La vraie question, elle, reste entité : est-ce que Mulhouse sera enfin prête à se donner les moyens de ses ambitions sportives ?
Pour l'instant, la réponse est non.
